Le premier jour de la semaine, de grand matin...
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Le premier jour de la semaine, de grand matin (il fait encore sombre), Marie-Madeleine se rend au tombeau de Jésus. Elle découvre alors que la pierre qui fermait le tombeau a été enlevée.
Sans même regarder à l’intérieur du tombeau, elle court trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait pour leur dire : “on a enlevé le Seigneur de son tombeau !”
Alors tout le monde se met à courir, plus ou moins vite :
D’abord l’autre disciple qui en arrivant voit le linceul resté là, mais il n’entre pas !
Ensuite Simon-Pierre, il entre et constate : le linceul est resté là, le linge qui recouvrait la tête es roulé à part ;
Alors l’autre disciple entre, il voit et il croit !
Puis ils rentrent chez eux.
C’est au tour de Marie-Madeleine. Elle se penche pour voir, deux anges qui lui font redire son problème “On a enlevé le corps de mon Seigneur et je ne sais pas où on l’a mis !”
Alors se retournant elle découvre quelqu’un qu’elle prend pour le jardinier :”si c’est toi le coupable dis-moi où tu l’as mis et moi j’irai le reprendre.” Ce mort c’est sa chose.
Et puis un mot, son prénom et elle le reconnait, mais encore faut-il, lui dit Jésus qu’elle le lâche, il n’est pas à elle, il est à son Père et elle sera la messagère.
Avez-vous remarqué, ici ce ne sont pas les anges qui disent la nouvelle , ils ne font qu’interroger. La messagère c’est Marie Madeleine qui annonce au disciples : “J’ai vu le Seigneur et voila ce qu’il m’a dis !”

Ces trois personnages sont caractéristiques des divers chemins pour accéder à la Foi.
Pour eux au départ les signes sont les mêmes : le tombeau ouvert et les linges du mort restés là.
Devant les même signes deux réactions : l’un constate les faits mais ça ne produit en lui aucun déclic, l’autre croit instantanément !
Quand à Marie Madeleine, c’est l’affolement, elle court, elle raconte, elle invective le jardinier. ce n’est qu’à la parole de Jésus qu’elle apaise et qu’elle découvre la nouvelle réalité de celui qu’elle a perdu.
Il va lui falloir se déposséder de lui pour le laisser aller vers le Père et, pour elle, aller vers sa mission.

Nous pouvons nous reconnaitre dans l’un où l’autre de ces personnages.
Nous avons peut-être été, tour à tour, l’un où l’autre, car la foi c’est un chemin toujours renouvelé, qui ne s’achèvera que dans contemplation bienheureuse.
Chaque année Pâques est là pour nous dire, comme il l’a dit aux catéchumènes cette nuit, où en es-tu de ta foi au ressuscité ?
Prenons le temps d’y réfléchir (maintenant et dans la semaine) car ne jamais se poser la question pourrait bien être signe d’indifférence !






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